Skip beat, devenir une star par vengeance
Skip Beat est un des meilleurs shôjo en cours de parution actuellement. Ce manga mêle habilement sentiments, suspense et humour.
Titre : Skip Beat
Type : Shôjo
Genre : Comédie, romance
Auteur : Yoshiki Nakamura
Date de parution VO : 2002
Prépublication : Hana to yume
Pays d'origine : Japon
Nombre de tomes : 21/28 (en cours)
Prix : 5,95€
Collection : Sakka
Éditeur : Casterman
Résumé
Kyôko Mogami est une amie comme on aimerait tous en avoir. Elle n'hésite pas à sacrifier son bien être personnel et à cumuler deux emplois pour permettre à Shô Fuwa, son ami d'enfance, de réaliser son rêve. Ils ont fuit tous les deux leur ville natale à la fin du collège pour que Shô puisse tenter sa chance dans le show business, à Tokyo. Lorsque Kyôko découvre par hasard que Shô l'a utilisée pour qu'elle subvienne à leurs besoins et qu'elle s'occupe de lui, elle entre dans une colère noire. Elle n'a plus qu'une idée en tête : se venger. Elle va prouver à Shô qu'elle n'est pas une incapable et qu'elle aussi peut devenir célèbre. C'est ainsi qu'elle va frapper à la porte de la prestigieuse agence LME production, celle où Ren Tsuruga, le rival de Shô travaille, et passer une audition.
Par CarolusInformations complémentaires
Adapté en anime :
Skip BeatPlus d'images :
Skip BeatDossier :
Skip Beat, de la haine au show-businessChroniques :
Skip Beat tome 8
Cliquez pour agrandirCritique
Ca faisait super longtemps qu'un shojo n'avait pas suscité chez moi un tel engouement. J'ai littéralement dévoré le premier tome.
J'ai acheté le premier tome sur le stand Sakka à la JE (j'ai même eu un badge en cadeau.

Non je n'ai pas acheté ce manga pour le cadeau. XD) parce que la critique dans animeland était très très positive. Je trouve parfois les avis de ce magazine contestables mais cette fois ci je dois me rendre à l'évidence, ils avaient raison.
Une héroïne, deux hommes, un triangle amoureux, vous allez me dire... Et bien non, ou du moins pas au début. Skip Beat c'est plutôt haine, vengeance et poupée vaudou sur fond de show business ! Les relations entre les différents personnages de ce shôjo sont pour le moins étranges. Kyôko va voir ses sentiments envers Shô passer d'une extrêmité à l'autre. D'amie (pour ne pas dire groupie) soumise et attentionnée, elle va devenir son ennemie jurée. Les gentils petits anges vont faire place à d'horribles démons dans les pensées de Kyôko.
Sa détermination à réussir coute que coute dans le show business n'aura d'égal que la haine qu'elle éprouve envers celui qu'elle adulait peu de temps avant. Et nous, en tant que lecteur on s'amuse et on rit de cette pauvre Kyôko. Son attitude et son comportement sont tellement caricaturaux qu'il ne peut en être autrement.
Cliquez pour agrandirLes mangas sur le
show business ou le mannequinat ne sont pas rares (
Nana,
Beck,
Paradise Kiss, Nosatsu Junkie ou Walkin Butterfly). L'originalité de Skip Beat ne tient pas de ce contexte mais de la
personnalité de son héroïne. Elle ne ressemble en rien aux stéréotypes que l'on trouve dans les shôjo. Loin d'être une jeune fille mièvre et sans relief comme on en trouve tant, elle est au contraire déterminée et limite cruelle. Son coté sombre lui donne une dimension très humaine et très amusante.
Shô aussi a un caractère bien affirmé. Il apparaît comme un jeune homme extrêmement capricieux et égocentrique, par conséquent on le trouvera terriblement antipathique. Evidemment, face aux transformations de Kyoko lui aussi va évoluer et son opinion va changer. Et si, la jeune fille qui lui servait de boniche pouvait devenir sa rivale ?...
Ren, quant à lui est énigmatique, il peut tour à tour être gentil, cinglant et franc ou complètement indifférent. Il cache quelque chose, c'est certain. Du coup, on s'interroge à son sujet. Ce secret va nous être révélé petit à petit. Nous attendons avec impatience le moment où Kyoko va aussi le découvrir.
LEs relations originales de ces trois personnages changent, évoluent sans cesse. Leurs sentiments évoluent et se transforment pour notre plus grand plaisir.
Les personnages secondaires ne sont pas en reste pour autant. Ils sont tous plus déjantés les uns que les autres, notamment le patron de LME qui agit souvent pour aider les protagonistes.
Cliquez pour agrandirAvec ses motivations plus que douteuses et égoïstes Kyoko va avoir du mal à se faire une place dans le monde du show business. Le directeur de LME complètement cinglé lui aussi va trouver LA solution pour donner sa chance à la jeune fille. C'est alors qu'il crée la singulière section Love Me. Kyoko devra dès lors faire ses preuves et sera tour à tour exploitée, humiliée ou jalousée par les autres artistes de LME. C'est un travail sur sa propre psychologie qu'elle va devoir faire. On a envie de savoir comment elle parviendra à s'en sortir.
Outre ce scénario sortant de l'ordinaire et cette héroïne aussi amusante qu'attachante, Skip Beat recèle d'autres qualités au niveau des dessins et du style.
Pour que l'histoire nous amuse, les dessins se doivent de véhiculer le même genre d'humour. On retrouve donc dans chaque vignette des dessins à la limite de la caricature. Kyôko passe pour une folle à de nombreuses reprises aux yeux des autres personnages ou des passants. Les expressions faciales sont très travaillées de façon à bien mettre en évidence le degré de haine et la détermination de l'héroïne. De plus, le recours quasi systématique aux anges et démons dans les pensées de Kyoko accentue le comique des dilemmes auxquelles elle est confrontée.
Le
chara design, quant à lui n'est pas exceptionnel. Les femmes sont d'ailleurs plus réussies que les hommes. La mangaka a tendance à dessiner les visages masculins beaucoup trop allongés et le menton trop pointu.
En feuilletant ce manga ce qui m'a frappé c'est la quantité incroyable de texte. Comme dans la plupart des shôjo, il y a des annotations révélant les pensées de la narratrice, en l'occurrence Kyôko. Cette accumulation de texte rend parfois la lecture un peu compliquée.
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